Version PDF

La boxe chinoise

Histoire

La Chine à une histoire très riche en ce qui concerne les arts martiaux. Elle est même l'un des deux ou trois pays, avec le Japon et parfois la Corée, qui sont les plus représentatifs des arts martiaux aux yeux du reste du monde.

Les styles d'arts martiaux pratiqués originaires de Chines sont nombreux et variés. Les plus toniques d'entre-eux, classés sous l'appelation de styles externes selon la classification[1] qu'observent les chinois, sont désignés en occident sous le terme de kung-fu[2].

On a pu recenser en Chine jusqu'à 400 styles de kung-fu différents. Certains ont largement divergé de la notion même de combat et les mouvements qu'ils enseignent sont devenus porteurs de concepts abstraits plus que d'efficacité concrète.

Mais, parallèlement à cela, la pratique du kung-fu pour le combat a également perduré. La boxe chinoise désigne ici cette pratique sous forme de sport de combat plus que d'art martial comme on l'entend habituellement pour les disciplines asiatiques.

Aspects techniques

La pratique sportive de la boxe chinoise s'écarte quelque peu des mouvements éminement esthétiques visibles dans les taos[3] présentés par de nombreux styles de kung-fu. En fait, en observant un combat de boxe chinoise, on lui trouvera sans doute plus de similitudes avec d'autres types de boxes pieds / poings comme le kick-boxing, qu'avec le kung-fu traditionnel.

Le règlement de compétition le plus répendu en boxe chinoise est le sanda. Il se range dans la catégorie des boxes pieds / poings. Les saisies et projections au sol sont également autorisées. Cependant, le combat n'est véritablement suivi au sol.

La boxe chinoise au sein du réseau Multi Styles

Voici les clubs et les intervenants qui enseignent la boxe chinoise au sein du réseau Multi Styles:

La Maison Pour Tous

[1]

Les chinois classififient leurs arts martiaux en deux catégories: arts externes et arts internes. Les arts externes, le kung-fu, sont très dynamiques et visent le développement physique et le durcissement du corps. Les arts internes, comme le tai chi chuan, sont d'apparence plus paisibles et tranquilles, et visent le développement de l'énergie interne que les chinois appelle chi.

[2]

En fait le terme de kung-fu est impropre. En chinois, kung-fu désigne l'accomplissement par une discipline qui n'est pas forcément martiale. Il peut tout aussi bien s'agir de sculpture ou de cuisine. Les chinois désignent leurs arts martiaux par le terme wu-shu. Mais le terme de kung-fu s'est tellement répandu, que les chinois ont fini par m'adopter eux-mêmes pour parler d'arts martiaux.

[3]

Un taos est un enchaînement de mouvements prédéfinis, exécutés seul ou à plusieurs, qui représente généralement un combat imaginaire. On retrouve cette notion dans les arts martiaux japonais derrière le terme katas.