La boxe française
Histoire
Les ancêtres de la boxe française sont le chausson et la savate du milieu du XVIIIème siècle. Le chausson est une méthode combat utilisant exclusivement les coups de pieds qui est alors très en vogue dans le milieu de la pègre marseillaise. La savate, quant à elle, se pratique dans le nord, notamment à Paris. Il s'agit également essentiellement de techniques de pieds, mais on peut également frapper avec la main ouverte (main plate). Un certain Michel Chasseux fixe les premières règles sportives de la savate et ouvre une salle dans le faubourg de La Courtille vers 1820.
Vers 1830, Michel Lecours est l'un des meilleurs combattants français. Pourtant, il subit une cuissante défaite face à la boxe anglaise d'Owen Swift. Il décide alors d'apprendre la boxe anglaise et associe ses techniques de poings aux techniques de pieds issues de la savate et du chausson. Les bases techniques de la boxe française étaient jetées.
Dès lors, l'engouement pour ce sport ne cesse de croître. Lecour ouvre une salle de sport à Paris où se précipitent des célébrités de l'époque, comme Alexandre Dumas ou Théophile Gautier.
En 1860, Joseph Charlemont s'initie à ce sport. Il en publie le
premier livre technique en 1877, ce pourquoi il est considéré comme le
père
de la boxe française. Il enseigne sa méthode à
son fils, Charles, qui bat en 1899 le boxeur anglais Jerry Driscoll.
Le succès de ce sport va alors toujours croissant. En 1914, il est pratiqué par pas moins de 100 000 pratiquants.
Malheureusement, la première guerre mondiale fait disparaître de nombreux pratiquants et professeurs. Par ailleurs, demeurant un sport amateur (tradition à laquelle elle est toujours fidèle aujourd'hui), la boxe française perd entre les deux guerres du terrain face à la boxe anglaise et son circuit professionnel qui propose des combats rémunérés aux champions de l'époque. En 1940, elle ne compte plus que 500 pratiquants.
Après la libération, le comte Pierre Baruzy tente de lui redonner vie. Mais il faudra attendre le milieu des années 1960, et l'engouement pour les arts martiaux venus d'Asie caractérisés par l'usage des pieds et des poings, comme le kung-fu ou le karaté, pour que l'on se souvienne de cette discipline nationale qui présente des similitudes techniques.
Aujourd'hui, la BF
compte quelques 26 000 licenciés,
dont 12% de femmes.
Aspects techniques
La boxe française appartient donc à la famille des boxes pieds / poings, au même titre que le full-contact, le kick-boxing ou encore la boxe thaïlandaise. Elle est cependant appréciée des combattants qui pratiquent plusieurs de ces disciplines pour être plus technique que ses consœures et très formatrice.
Le règlement sportif de la boxe française autorise en grande variété de coups, plus grande encore que celle du kick-boxing, qui est déjà plus grande que celle du full-contact. Par ailleurs, la boxe française possède quelques coups très caractéristiques, comme les pointes, données avec la pointe du pied (en boxe française, on porte des chaussures).
La boxe française au sein du réseau Multi Styles
Voici les clubs et les intervenants qui enseignent la boxe française au sein du réseau Multi Styles:
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