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La canne française

Histoire

Au XVIIIème et XIXème siècles, la canne était un accessoire vestimentaire courant pour les bourgeois parisiens. Il était donc tout naturel que celle-ci soit appelée à être utilisée comme une arme de défense dans les coupes gorges qu'étaient certains quartiers de la capitale à cette époque.

L'histoire de la canne française est liée à celle de la boxe française (et surtout à celle de son ancêtre: la savate). Plus encore, son destin est lié à celui du bâton français, le second étant rarement enseigné sans la première.

Tout comme la boxe française, la canne a du souffrir une grande traversée du désert, en termes de nombre de pratiquants, à la suite des deux guerres mondiales. Pire encore, cette désaffection du public s'est trouvé agravée par le fait que la canne, en tant qu'objet, a cessé d'être un accessoire vestimentaire à la mode.

C'est à la fin des années 1970 que Maurice Sarry la codifie en tant que sport de combat pour la réhabiliter.

Aspects techniques

La canne de combat sportive est une baguette de chataîgner[1] de 95 centimètres de long. Les combattants, appelés "tireurs", sont équipés de tenues molletonnées et des casques similaires à ceux utilisés en escrime.

La canne propose un assortiment de six coups de base qui peuvent être combinés entre eux et avec des changements de gardes, des voltes et des changements de surface de frappe. Un combat de canne française est extrêmement rapide et dynamique. Les tireurs enchaînent coups et voltes à un rythme effrenné durant deux reprises de trois minutes lors des compétitions.

Le nombre réduit de coups rend cette discipline très accessible et le débutant est généralement surpris de sa rapidité d'apprentissage[2]. Le reste vient avec la pratique assidue…

La canne française au sein du réseau Multi Styles

Voici les clubs et les intervenants qui enseignent la canne française au sein du réseau Multi Styles:

Bâton Traditionnel Français

[1]

Le chataîgner présente la très intéressante propriété de se rompre avant le crâne de l'adversaire, ce qui évite des blessures trop graves.

[2]

Peu d'autres sports de combat apportent à leurs pratiquants la sensation de commencer à être opérationnel au bout d'une demi-heure d'initiation.